Des origines du heavy aux racines du mix : héritage et parti pris
Quand le heavy metal est né, la basse n’était pas qu’un faire-valoir rythmique. Steve Harris (Iron Maiden) explique dans (2017) que sa basse, souvent jouée en , prenait autant d’importance que la guitare dans la structure mélodique, voire plus selon les titres. Pourtant, tous les sous-genres n’ont pas suivi ce chemin. Pourquoi ? Pour le comprendre, il faut retourner à la base : dans les années 70-80, la configuration classique de l’enregistrement imposait un équilibre entre gravité et clarté. Les groupes cherchaient à sortir du moule rock/hard rock où, typiquement, la basse soulignait surtout la batterie.
Dans le thrash des années 80, Metallica, par exemple, a relégué la basse au second plan après la mort de Cliff Burton. Le mix de l’album (1988) a même fait polémique : la basse est quasiment absente, choix volontaire pour obtenir un son plus sec, agressif (source : , 2017). À l’inverse, Lemmy (Motörhead) utilisait sa Rickenbacker saturée presque comme une guitare rythmique, forgeant un son unique dont la basse est l’ossature même.