Birmingham : du charbon noir au riff métallique
Birmingham, cœur industriel de l’Angleterre, s’affiche dès le XIXe siècle comme la “ville aux mille métiers”. Alors que la Seconde Guerre Mondiale a laissé des cicatrices économiques et sociales, les années 1950-60 voient la ville se remplir d’usines métallurgiques : British Steel, Land Rover, GKN, pour n’en citer que quelques-unes (BBC, 2019).
- En 1950, l’industrie manufacturière emploie près de 47 % de la population active de Birmingham (ONS).
- La pollution et l’environnement sonore rythment la vie quotidienne. Des bruits d’outils, de chaînes, d’enclumes, forgent une ambiance très particulière, que beaucoup de jeunes absorbent inconsciemment.
- Le chômage et la marginalisation frappent fort dans les années 1970, sur fond de conflits sociaux et de déliquescence urbaine.
La jeunesse de Birmingham, à l’image de Tony Iommi (guitariste de Black Sabbath) – sévèrement blessé lors d’un accident d’usine à 17 ans – façonne alors une réponse musicale radicale. Privé de ses phalanges, Iommi invente un jeu de guitare unique, plus lourd, accordé plus bas, qui influencera tout le langage du doom et du heavy metal.