Origines du thrash metal : révolte, collision et mutation sonore
Début des années 1980 : la scène hard rock s’essouffle, la NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal) s’infiltre en terre américaine. À Los Angeles, San Francisco ou New York, une nouvelle génération refuse le glam et la complaisance. Place à la colère des rues, à l’énergie crue et à la dissidence. Le thrash metal, c’est d’abord la collision frontale entre la rapidité héritée du punk (the Ramones, Dead Kennedys) et la technicité du heavy metal britannique (Iron Maiden, Judas Priest).
Des jeunes groupes explosent alors : Metallica, Slayer, Megadeth, Anthrax - le "Big Four". Mais pas seulement : Exodus, Testament ou Sepultura, eux aussi artisans de ce nouveau son. Dès le départ, le thrash est synonyme de contestation - politique, sociale, musicale. Cette contestation se traduit essentiellement par deux armes : la vitesse et l’agression.