Quand tradition rime avec innovation : l’impact du folklore japonais
La clef de la particularité japonaise est sans doute son héritage culturel, convoqué consciemment ou non par les musiciens. On y retrouve l’influence des musiques gagaku (musique de cour impériale), du théâtre Nô ou du taiko, ces tambours traditionnels utilisés pour structurer la rythmique.
Ce syncrétisme s'incarne dans :
- Les modes pentatoniques japonais souvent privilégiés pour les riffs, distincts de l’habituelle gamme occidentale.
- L’incorporation d’instruments traditionnels : koto, shamisen, shakuhachi.
- Les thèmes lyriques empruntés au Shintoïsme ou au folklore (histoires de yôkai – esprits, fantômes).
Un excellent exemple en est SIGH, groupe décrit par le magazine Metal Hammer comme le “King Crimson du black metal japonais”, qui dès les années 1990 multiplie les expérimentations entre bruitisme extrême, jazz, électronique et arrangements folkloriques.