Discours anti-establishment : origines et fondements chez les deux genres
Punk : la subversion assumée
Dès le départ, le punk bouscule. Les Ramones à New York, les Clash à Londres : tout est construit contre l’ordre établi. Habits déchirés, slogans scotchés à même la peau, le style visuel et musical refuse l’embourgeoisement. Les Sex Pistols expliquent sans détour dans "God Save the Queen" (1977) : « She ain’t no human being », visant la monarchie mais aussi le carcan des normes sociales britanniques. Le punk est direct, frontal, souvent nihiliste : pas de futur, pas de respect pour les institutions mis en place.
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Chiffre-clé : Dès 1977, près de 30% de la jeunesse britannique se déclare « anti-royaliste » sous influence punk (source : NME, 1978).
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Le visuel compte autant que le son : affranchissement total (cheveux colorés, cuir, épingles à nourrice).
Metal : résistance et dystopies
Le discours du metal s’exprime plus souvent par allégorie ou par l’outrance. Iron Maiden, Metallica, Slayer : chacun déconstruit soit la guerre froide, soit la société marchande, soit les hypocrisies religieuses. Mais le metal, lui aussi, tire ses origines d’un malaise social profond.
- Black Sabbath, dès 1970, parle de la guerre du Vietnam et du désarroi d’une jeunesse perdue.
- Iron Maiden met en scène des antihéros luttant à la fois contre la folie humaine et la fatalité du pouvoir.
- Metallica s’attaque à l’aliénation (“Master of Puppets”, 1986) et à la manipulation des masses (“...And Justice for All”, 1988).
Le rejet de l’establishment passe donc, là aussi, par la dénonciation de la guerre, de la corruption politique ou de l’endoctrinement médiatique.