Définitions : deux territoires voisins, mais des codes distincts
Impossible de parler de post-metal ou de metal progressif sans revenir à leurs racines. Le post-metal naît dans les années 1990 sous l’impulsion de groupes comme Neurosis (“Through Silver In Blood”, 1996) ou Isis, renommés pour avoir injecté au heavy metal la sensibilité des scènes post-rock et hardcore. Ici, il n’est plus question de murs de riff sans concessions mais d’un espace sonore en perpétuelle expansion.
Le metal progressif, lui, s’enracine dans les années 1970 avec l’explosion de formations telles que Rush, King Crimson ou encore, à la croisée metal pur et prog, Dream Theater à partir des années 1980. Leur signature : des compositions complexes, élaborées, où l’instrument se montre autant qu’il s’écoute.