Approche harmonique et construction des riffs
Doom metal : la lourdeur harmonique
Les riffs sont généralement basés sur des accords pleins (power chords étendus, intervalles de quintes, modes mineurs ou phrygiens). La répétition accentue la dramaturgie : un riff peut durer plus de 16 mesures, comme sur « Solitude » de Candlemass. L’harmonie n’est jamais avare en dissonances contrôlées, ce qui ajoute une dimension tragique à la lourdeur.
Sludge metal : la lourdeur texturale
Les riffs sludge sont courts, râpeux, souvent constitués de motifs atonaux ou pentatoniques. Ici, l’impact est immédiat, percutant. Place à la crasse sonore : corde à vide frappée, palm-mute saturé, recours fréquent au feedback. L’harmonie, destructurée, privilégie les riffs monolithiques mais chaotiques à l’image de « Sister Fucker Part I » de Eyehategod ou « Lysol » des Melvins.