Zoom sur les apports de l’avant-garde classique
La scène metal avant-gardiste a toujours été fascinée par la rigueur, mais aussi la folie, de la musique classique moderne. Dès les années 1980, des formations telles que Celtic Frost puis Arcturus s’inspirent de l’orchestration sophistiquée et des modulations à la Bartók. Les clusters bruitistes - groupes de notes jouées ensemble de façon dissonante - abondent dans les disques d’Ephel Duath ou d’Kayo Dot.
La technique du dodécaphonisme, typique de Schönberg, imprègne la construction de certains morceaux de Maudlin of the Well ou Gorguts (album Obscura, 1998), poussant la complexité harmonique à la limite, sans perdre en puissance émotionnelle. On retrouve aussi l’utilisation de mesures asymétriques, très répandues dans le metal technique, hérité de compositeurs tels que Stravinsky (Le Sacre du printemps, 1913).