L’avenir du folk metal : hybridations sans frontières ou retour aux sources ?
Aujourd’hui, le folk metal s’écrit sur des partitions plurielles : certains misent sur la fidélité à la tradition instrumentale (Eluveitie, Faun, Skiltron), d’autres l’assument comme une couleur, une nostalgie, ou même un prétexte identitaire (Wind Rose, Dalriada). Le paysage métalmélodique mondial n’est plus celui des années 1990 : la démocratisation des outils de MAO, la montée de la scène d’Amérique Latine, asiatique, moyen-orientale et l’ouverture du public expliquent que l’attachement exclusif à la lutherie traditionnelle soit un stéréotype en voie d’érosion.
Le folk metal, à l’image des traditions qu’il célèbre, se réinvente sans cesse, oscillant entre la quête d’authenticité et le goût de l’expérimentation. L’instrument traditionnel n’est donc plus la frontière, mais un pont parmi d’autres pour relier passé et avenir, électricité et racines. Hybride, mouvant, parfois déroutant, le folk metal brille précisément, aujourd’hui plus qu’hier, par sa capacité à interpeller nos idées reçues sur l’identité musicale.