Fake Names - Fake Names

Catégories : Chroniques
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Bienvenue aux fans de Rock et Punk car nous allons nous pencher sur le premier opus du supergroupe Fake Names. Cet album éponyme, durant 28 minutes, est sorti chez Epitaph Records le 8 mai 2020. Le projet américain, né grâce à l’initiative du guitariste-bassiste Brian Baker (Minor Threat, Dag Nasty, Bad Religion) et du guitariste Michael Hampton (S.O.A., Embrace, One Last Wish), s’articule autour du bassiste Johnny Temple (Girls Against Boys, Soulside), du batteur Matt Schulz (Enon, SAVK, Holy Fuck) et du chanteur suédois Dennis Lyxzén de Refused. Sa venue dans le groupe est d’ailleurs dû à la forte impression qu’il a laissée à Baker et Temple lors du Riot Fest Chicago de 2016 et aussi de son amour pour leurs musiques.


Ainsi donc Fake Names a pour vocation avec son casting d’en faire saliver plus d’un et je crois qu’il a sérieusement les arguments pour avec sa forte connivence avec la scène punk de DC des années 80 !
Et c’est vrai que l’album sent terriblement bon la nostalgie. Tous les morceaux s’enchaînent avec une aisance effrayante, à tel point qu’ils sonnent vraiment naturels ! Chose étonnante pour un combo aussi éclectique mais il semblerait que l’amour du Punk a bien fait les choses ! Fait surprenant, le groupe ne s’est d’ailleurs imposé qu’une seule règle de composition : absence totale de pédales sur les guitares. En effet, le groupe voulait retransmettre totalement et sans aucun artifice toute la puissance de leurs compositions en concert !
Il est d’ailleurs assez fascinant de voir à quel point Dennis est terriblement efficace pour chanter du Punk-Rock ! On se croirait de retour au XXe siècle avec tout l’essor du Punk américain ! Une belle capsule temporelle en somme.

Fake Names est, on peut le dire, une vraie machine à tubes ! Les 10 titres sont tous mémorables même si certains sortent bien sûr plus du lot que d’autres. On pourra citer le premier titre entre autres All For Sale qui critique ouvertement le capitalisme et ses effets pervers sur l’humain qui ne devient plus qu’une simple marchandise. Le titre entêtant Being Them poursuivra d’ailleurs sur cette lancée avec l’uniformisation d’une culture sans saveur. Le groupe signera même un hymne appelant à la révolution avec son très court Brick !
On pourra s’amuser à entendre à travers eux tous les codes savoureux du Punk, du Rock et parfois le mélange des deux avec des titres courts, aucun solo, des paroles qui parlent à tout le monde, des chœurs simples mais accrocheurs... Bref Fake Names démontre ici l’adage qui nous dit que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs confitures. Comme quoi on n’a pas besoin d’être un supergroupe américain et faire forcément un album de reprises pour rendre gloire aux vieux groupes américains ! Fake Names avec ses 10 titres « originaux » nous permet de redécouvrir ce style lointain mais pourtant toujours aussi infaillible !


Bref Fake Names démontre bien l’énergie bouillonnante du groupe avec un album court, adapté au vieux format de l’époque. On sent une véritable alchimie entre les membres, en effet : le combo nous délivre un disque intéressant et empli très certainement de beaucoup de passion et ça se sent ! Après, certains pourront rechigner à la présence d’un peu trop d’esprit Pop-Rock et Pop-Punk comme dans notamment Darkest Days ou Heavy Feather et ce serait assez concevable de croire qu’un brin de Punk Hardcore aurait pu apporter un peu plus de dynamisme à cet album. Mais pourtant Fake Names se savoure et se réécoute avec plaisir ! Après tout, il est parfois bon de retomber dans de la musique plus simple et qui triture moins notre cerveau quand on l’écoute …

Par Gauvain - 17/06/2020

Commentaires

Allez zou, je m'en vais l'écouter... Merci pour la chronique.


St Sauveur le 20/06/2020 à 14:46:15

mouais... ca sonne plus comme du punk 90s ( j'ose pas citer les complices) , mais ùerci pour la decouverte :)


Cykø le 09/08/2020 à 00:02:29

ouais , bon, j'arrete le troll, c'est bien foutu


Cykø le 09/08/2020 à 00:08:23