Interview Fire Wheel

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Interview du 31/05/2020 du groupe Fire Wheel avec Olivier Marquant (Chanteur et guitariste) et François Bodart (Batteur).


Vous êtes les deux fondateurs du groupe qui a été créé en 2015. Comment ça s’est fait ? Vous vous connaissiez déjà ?

Olivier : A la base, on a monté le groupe avec un ami à moi, Théo, on était seulement deux guitaristes. On était juste des copains de lycée et on voulait faire de la musique ensemble ; on a joué longtemps sans batteur. J'ai connu François par Théo. Il est venu jouer avec nous et Théo a fini par quitter le groupe. Les autres nous ont rejoints par la suite.


Vous avez sorti votre premier album Ignited l’année dernière. Avec du recul, qu’est-ce que vous pensez de cette oeuvre, et quels ont été les retours du public ?

François : Avec Théo, on faisait du Hard Rock et on avait sorti 2 EP avec les morceaux qu'on faisait à l'époque. Mais c'était un truc fait à la va-vite avec la pile de CD vierges qu'on gravait nous même sur PC.

Olivier : Mais Ignited est notre premier album de cette ampleur. Personnellement, j'en suis toujours fier, c'est vrai qu'au niveau des retours on a eu pas mal de positif et pas de grosses critiques négatives. Ça nous a confortés dans l'idée qu'on n'avait pas fait n'importe quoi, car la première sortie est assez stressante. Ça nous a encore plus motivés. On est aussi très preneurs de critiques objectives car notre but est de toujours nous améliorer.


En écoutant cet album, je l’ai perçu un peu comme un bac à sable avec pleins d’idées différentes qui viennent se coller entre elles pour former un tout, est-ce que vous vous reconnaissez dans cette définition ?

François : C'est carrément ça, parce qu'on a eu un processus de composition très long et varié. Chacun a apporté sa touche et ses structures de morceaux. D'ailleurs, si on connaît les membres, on peut facilement savoir qui est à la base de chaque morceau. Nos influences y sont mélangées. Notre défaut c'est que nous sommes en pleine recherche, l'album reste cohérent mais chaque morceau est différent.


Donc c'est un travail de composition en groupe ?

François : Forcément quand on compose tous ensemble on apporte plus d'influences. Donc on essaye de composer seuls ou à deux et on écrit l'idée avec une structure. Une fois que c'est fait, on l'apporte en répèt' et à partir de là ça passe au mixeur du groupe et on remodèle la compo pour que ça convienne à tous le monde.


Effectivement, il y a beaucoup de styles différents dans vos influences, avez vous envie de continuer à produire des projets un peu hétéroclites, ou est-ce que vous commencez à vous sentir plus à l’aise dans certains styles ?

Olivier : Pour être honnête on n'a pas envie de se bloquer, être un groupe de Black, de Death... On veut s'ouvrir des portes et expérimenter des choses. On arrive quand même à avoir une patte et un style qui nous est propre.

Francois : On se sent tout de même plus proche, maintenant, des morceaux comme Ashes et Ignited.


En lisant les textes, on constate une volonté d’exprimer une certaine rage, de traiter des sujets douloureux et parfois controversés, qu’est-ce qui vous a motivé à évoquer ces sujets là ?

Olivier : Disons qu'on est tous d'accord pour dire que la musique est un moyen fort de transmettre des opinions, des idées. On a toujours voulu être un groupe engagé qui aborde des sujets graves. Le Metal est très approprié pour parler des choses qui nous tiennent à coeur, grâce à sa dimension philosophique. C'est comme ça qu'on a décidé d'aborder des sujets comme la religion ou le monde. Dans le morceau Passing Rain, on s'est servi d'un exemple pour montrer l'autodestruction de l'homme et quel meilleur exemple que la bombe atomique ?


Qui se charge de l'écriture des textes ?

Olivier : Pour ce premier album, principalement moi. Pour le prochain EP on veut davantage écrire les textes ensemble depuis le début, que chaque membre amène ses idées. On voudrait s'exprimer en tant que groupe et non en tant que personne individuelle.


Racontez-moi l'anecdote du morceau Dark of night thought.

Olivier : Victor, l'ancien guitariste, était très influencé par Opeth. Et plus généralement le Death progressif. Comme il a composé à 90% ce morceau, il voulait y mettre son message, et on lui a fait confiance pour écrire les textes. Comme ce n'était pas moi qui chantais sur ce morceau, jusqu'à l'enregistrement je n'avais pas eu l'occasion de les lire. Et en les lisant, c'était très nanar avec des sujets comme "la mort c'est sombre" ou ce genre de trucs ! *rires*. Du coup, pris de panique, on a décidé avec Pierre de réécrire toutes les paroles en studio à la dernière minute pour que ça sonne. On a bien rigolé !


Le morceau Ignited donne son nom à l’album, pour quelle raison avoir choisi celui-ci ?

François : Est-ce qu'il y a une explication claire ? C'est parce qu'honnêtement, c'est le morceau qui nous représentait le mieux. Qui marchait très bien et dont on était fier. Une fois, on est allé manger ensemble avec le groupe, et la copine de Victor nous a proposé d'en faire le nom de l'album.

Olivier : Ignited c'était une des premières compos qu'on a faite dans l'optique de faire un album. Symboliquement c'est notre premier morceau et si on avait du sortir un single ça aurait été celui-ci. En plus ça colle bien avec le nom du groupe, et comme premier album ça rendait bien.

Francois : Moi je ne me souviens même plus d'avoir composé cette musique ! *rires*

Olivier : On l'avait composée à deux, mais c'est vrai que ça date un peu !


J’ai vu qu’à la suite de cet album, vous avez changé de guitariste lead pour Cédric Delattre , est-ce que ça annonce une redirection musicale pour le groupe ?

François : Déjà ça modifiera l'assiduité à venir aux répéts ! *rires*
Cédric était de notre coin et il nous a découvert en Juin lors d'un concert dans un bar à Boulogne, le Red Bar. Il aimait bien ce qu'on faisait. Une semaine après, on s'est croisé à un petit festival dans lequel on a joué. Il jouait aussi avec un collectif de guitaristes et j'ai joué avec eux. Comme on devait bientôt faire un concert important pour lequel Victor ne serait pas dispo, j'ai demandé à Cédric de le remplacer, il a appris tout le set en moins d'un mois. Bon, Victor était là mais on a tout de même joué avec Cédric. Comme le courant passait bien, on a voulu faire une formule à 5 avec lui. Mais on s'est rendu compte que trois guitares ça ne fonctionnait pas forcément. De plus, on avait des ambitions différentes avec Victor, il voyait ça comme une passion du dimanche et nous on voulait se professionnaliser. On s'est séparé d'un commun accord car il était du même avis que nous, on est resté en bons termes.

Olivier : Cédric a moins d'influences Prog et ses goûts ressemblent plus aux miens, Death Mélodique, Groove, Thrash... Il est plus à l'aise pour la compo, c'est une machine à riffs, il sort des trucs de fou à chaque fois. Sur le premier album j'était plus présent en tant que guitariste Lead, mais Cédric a clairement inversé les rôles.


On attend donc un EP prochainement, comment vous projetez-vous dans l’avenir ?

François : Du coup, l'EP sera normalement enregistré au mois d'août. On va chercher à signer chez un label cette fois-ci. Cette année on a été sélectionnés pour un accompagnement triple A, qui s'étale sur un an, organisé par "Les 4 Ecluses", une salle de concert et une association d'aide culturelle. On a accès aux locaux, on a des intervenants, la possibilité de faire des captations vidéo et un budget qui permet de développer des projets. On va déjà avoir un meilleur réseau, plus d'expérience et ça va nous ouvrir pas mal de portes.


Est-ce qu’on aura la chance de vous voir en concert prochainement ?

François : Oui, si les mesures sanitaires le permettent ! On devrait jouer en première partie de Primal Creation au Jolly Rodger au mois de septembre et peut-être une autre date en octobre.


Y aura-t-il une tournée de prévue pour promouvoir Ignited ou votre prochain EP ?

François : Pour l'instant, on n'est pas encore dans une optique de tournée, on prend les concerts qu'on a. Pour les prochains concerts on jouera les titre de l'EP qui seront prêts, c'est certain. En revanche, avec le label, on aura sans doute la possibilité d'organiser plus de concerts et peut-être même un jour partir en tournée, oui !


Merci à Olivier et François d'avoir pris le temps de nous raconter un peu l'histoire de Fire Wheel. J'ai vraiment passé un bon moment à discuter avec eux. Et on leur souhaite le meilleur pour la suite !


Par Sirius - 05/06/2020

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