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Dream Theater - Distance Over Time

Catégories : Chroniques
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Dream TheaterOver Time, un disque étonnant ?

Bonjour à toi fan de progressif ! 2019 nous a déjà servi d’excellents crus alors que nous ne sommes que fin février : Soen, Evergrey, The Neal Morse Band, Wheel, Steve Hackett… et maintenant voilà que Dream Theater signe la suite de The Astonishing : Distance Over Time, son quatorzième album studio qui sortira le 22 février 2019 chez InsideOut Music.


Le quintet a voulu revenir aux bases et s’isoler dans une maison à Monticello dans l’état de New York pour sortir un album plus Live et plus direct ; aucun morceau de plus de 10 minutes et aucune « apothéose finale » donc. Et on peut dire que le pari est réussi ; les morceaux semblent plus naturels. Les expérimentations rythmiques passent aussi bien que dans Train of Thought et sont toutes aussi efficaces. L’album varie entre les dissonances de Systematic to Chaos, les morceaux heavys de T.o.T et des lignes vocales de l’album éponyme.

Le mixage est cette fois-ci bien différent. On peut en effet entendre la basse se démarquer des autres instruments, encore plus que dans Octavarium et la batterie de Mike Mangini est, enfin, correctement insérée dans le mix et paraît beaucoup plus naturelle et fluide qu’auparavant. Et Dieu que ça fait du bien tous ces petits changements ! Bon rien n’est parfait malheureusement, car certains choix artistiques me chatouillent encore les oreilles à chaque écoute mais ce n’est que du pinaillage: des petites lignes d’orgue dans Fall Into The Light que je trouve déplacées, une utilisation de l’orgue qui pourrait sembler surabondante et d’autres remarques purement subjectives pas forcément très constructives.

Dream Theater revient donc en force, trois ans après leur dernier album ; contre leur deux ans/deux ans et demi habituels. On peut donc dire que le groupe a pris le temps pour faire les choses bien et ça se sent; il est vrai aussi qu’ils avaient pris la même durée pour faire The Astonishing. Les compositions semblent plus spontanées ce qui rend les écoutes vraiment simples. Le manque d’extravagances musicales en est peut être aussi un facteur car le combo privilégiera l’aspect accrocheur de leurs morceaux avec des riffs lourds, des lignes mélodiques de Heavy Metal, des intros à la basse, des morceaux groovys… Dream Theater aurait donc mangé du Rock N’Roll ?! Il semblerait bien que oui ! Surtout si l’on s’attarde sur le titre bonus Vyper KingJordan Rudess s’amuse pleinement avec son orgue pour nous sortir un morceau alliant Blues Rock à l’ancienne et Metal Progressif. Même si ce morceau contraste pas mal avec l’ambiance générale de l’album, il n’en est pas moins intéressant ; et voire l’une des perles de ce nouveau disque.

Mais du coup que valent les autres morceaux - ceux de l’album?

On pourra découvrir un titre simple avec Paralyzed, voire même trop simple surprenamment pour du Dream Theater mais qui se laisse écouter avec plaisir. Et qui montre que parfois on peut se réclamer comme groupe de progressif et faire des titres plus “directs” et moins originaux.
On pourra aussi se sentir nostalgique à l’écoute de titres comme S2N ou Barstool Warrior qui adoptent de grandes similitudes vocales avec l’album éponyme ou qui pourront nous rappeler avec leurs intros respectives : Panic Attack d’Octavarium et In the Presence of Enemies Part1 de Systematic to Chaos.
On pourra néanmoins être plus surpris par le groove que dégage l'entêtante Room 137 (rien à voir avec celle de Shinning : la 237) et les effets sur la voix de James Labrie.
On pourra aussi se laisser envoûter par la semi-ballade au piano Out of Reach, à la sauce Images and Words, qui finira de manière épique. Mais on pourra surtout entendre l’expérimental Pale Blue Dot; qui est très loin des ambiances pop et atmosphériques de leurs confrères Sound Of Contact. Ce morceau sera composé d’une multitude de parties différentes, comme on en attendait depuis le début : des changements d’ambiances marqués : solo d’orgues à musique quasi militaire à la Star Wars... , des signatures rythmiques différentes à foison, un aspect grandiloquent à la sauce The Astonishing… Bref, même si c’est le morceau qui fut le plus dur à écouter la première fois, Pale Blue Dot s’est vraiment démarqué au fil des écoutes comme étant le titre le plus complexe de l’album. Et les interventions aux claviers de Rudess m’ont vraiment rappelées celles de Michał Łapaj de Riverside dans Anno Domini High Definition, un vrai régal. Il pourra d'ailleurs tout aussi briller dans l’excellent At Wit’s End qui semble malheureusement un peu un morceau réglé en auto pilote ...


Que pouvons nous donc en conclure ? Dream Theater est de retour avec de la musique plus simple : on est loin des arrangements imposants et orchestraux de The Astonishing, et la musique sonne plus “directe” : avec aucun morceau au dessus des 9min30 et pourtant, bien que l’album dure 1h01 (avec le titre bonus), la première écoute parait bien longue; on peine à trouver le grand Dream Theater d’Octavarium … Mais au fil des écoutes on découvre un album plus intéressant qu’il n’y paraît et que l’on prend un malin plaisir à décortiquer. En tout cas en terme de production, le groupe a l’air d’être parti dans la bonne direction, maintenant il faut nous prouver qu’ils sont “toujours” les rois du Metal Prog car le titre est sévèrement mis en jeu depuis ces dernières années !

Par Gauvain - 21/02/2019

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