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Jonathan Davis - Black Labyrinth - Chroniques

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Bonjour à vous fan de Jonathan Davis ! Car, aujourd’hui nous parlerons du premier album studio du chanteur de Korn ! Black Labyrinth est sorti le 25 mai dernier chez Summerian Records.

Après un premier album live de reprises en 2007 intitulé Alone I Play, où l’on pouvait l’entendre chanter des reprises acoustiques de Korn et du film La Reine des Damnés (dont il a composé la BO et où il joue le rôle d’un vendeur de glace) ; le chanteur remet le couvert dix ans après avec son premier essai personnel !

Et on peut dire que je fus incroyablement surpris par l’album ! En effet, suite à la sortie des deux premiers singles respectivement Everyone et What Is It, je m’attendais à un disque relativement proche de Korn. Car même si What Is It est plus mou que ce que fait le groupe de Nu et bien les atmosphères étaient très proches de morceaux de son groupe d’origine. Mais la sortie de Basic Needs quelques jours avant la sortie de l’album m’a intrigué ! Pour info, c’est le morceau le plus long de l’album (6min15).


Mais là n’est pas la question, l’intro du titre se veut planante avec quelques instruments folkloriques et synthés, mais ce qui est le plus étonnant dans ce morceau est le pont musical ! On pourra y entendre : instruments à vent, cithare, percussions multiples, bref un mélange très original par rapport aux sorties précédentes.


Et c’est donc ce dernier single qui me poussa réellement à me plonger dans ce disque, bien que je portais déjà la voix de Jonathan Davis dans mon cœur en tant qu’un de mes vocalistes préférés ! Et je n’ai pas été déçu ! Certes l’album ne se voudra pas la révélation de l’année ou l’album du siècle mais il nous permet de voir tout ce qui peut traverser la tête de ce californien. Car, en y repensant, les morceaux de Korn sont très souvent prévisibles, alors que là on navigue en eaux troubles sans savoir quel morceau va nous tomber dessus : un morceau folklorique comme Final Days, le « classique » Everyone (qui aurait très bien pu être dans un album du quintet), le tranquille The Secret, l’ambiant Please Tell Me


Black Labyrinth est en quelques sortes toutes les expérimentations musicales que Jonathan Davis n’a pu se permettre avec la discographie de Korn (de mon point de vue). Un album intriguant qui est le fruit d’une maturation d’une dizaine d’années. Une longue attente mais qui est à relativiser quand on sait que pendant ces dix dernières années le groupe a sorti quatre albums studios qu’il a bien fallu défendre sur scène. On y retrouvera donc des influences Nu, Indus, Folk et Alternatives (si l’on se doit de rester dans les grandes lignes) empreintes de son chant si accrocheur - dont certaines lignes vous feront penser à certains morceaux de Korn. Chose à remarquer il n’y aura aucune folie vocale sur cet album : tout sera chanté d’une voix claire (on peut donc dire au revoir au growl alambiqué de Rotting In Vain ; même si on pourra en relever un court passage dans Happiness).  Mais ce n’est pas pour ça que les morceaux seront moins attirants. En effet Jonathan Davis arrive à se démarquer de l’étiquette Nu en nous proposant un univers musical riche. Et au moins, ici, nous ne pourrons pas reprocher une absence de prises de risque de sa part ! Car, accrochez-vous, vous pourriez être surpris d’entendre du Jonathan Davis !


Pouvons-nous donc espérer que cet album (et la diversité qui le compose) soit annonciateur d’un futur album du groupe plus éclectique ? Où cela restera-t-il un projet solo ? De bonnes questions dont je n’ai malheureusement pas les réponses.

15/20



Par Gauvain - 25/06/2018
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