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Overcharger - Origin - Chroniques

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Bonjour à vous fans de grandes routes ensablées aux déserts infinis ! Aujourd’hui on va parler de Southern Metal et des Etats-Unis avec, les pourtant bien Français, Overcharger qui sortiront le 25 mai leur second album Origin chez Overpowered Records.

C’est avec plusieurs références américaines que le groupe Bordelais nous fera voyager dans le sud des US entre leurs inspirations Blues, Stoner, vaudou, esprit « Southern » et films d’horreurs.


On pourra donc s’amuser à relever l’usage de samples de certains films comme The city of the dead (1960) de John Llewellyn Moxey dans le titre Witch Spells et The house of 1 000 corpses (2003) de Rob Zombie dans Burning Woods (respectivement un film britannique et américain). Si on pouvait chipoter, on dirait qu’il triche un peu… Mais qu’importe ce n’est pas ce petit écart qui nous fera quitter les steppes américaines ou le Bayou.

Le disque transpire les States entre ses sonorités bien Blues ou même Stoner sur un growl puissant de Seb. Et pourtant on arrive à avoir quelques surprises avec des riffs lourds trouvables uniquement dans des groupes de Doom, ou même des mélodies frôlant le Sludge. En tout cas tout sera bon pour nous délivrer des riffs lourds et puissants.

Entre rites de magie noire et course effrénée dans le désert on ne quittera pas du tout ces bonnes vieilles plaines. Overcharger reste terriblement efficace pour nous garder comme enchaîné à leur musique qui n’est pourtant pas si nouvelle que ça… Alors Overcharger est-il du réchauffé ou un groupe désireux de sortir son épingle du jeu ?

On serait tenté de croire, après l’intro, que le groupe allait nous placer une succession folle de morceaux bourrins et qu’une certaine routine s’installerait tranquillement au fil des morceaux. Comme si on commençait à s’habituer à la route qui défile sous nos yeux. En somme un album classique où chaque morceau a plus ou moins la même atmosphère.

Et pourtant déjà le premier morceau Witch Spells, durant ses 8 minutes est bien là pour nous faire comprendre qu’on va bouffer de la diversité musicale. Entre Doom, Stoner et riffs de Blues on est bien servi. On commence donc déjà à cerner l’univers de la bande qui se concrétise avec un morceau suivant frôlant le Speed.

Mais soudainement tous nos aprioris se brisent avec The Descent, où là, surprise, on entend pour la première fois du chant clair. Ayant du mal avec le chant gutural de manière général, ce moment fut pour moi comme un éveil. Comme si j’avais soudainement levé la tête de ma Mustang pour enfin voir le paysage qui défilait à mes côtés. Un morceau d’une efficacité effroyable qui pourrait même nous faire penser à du Mastodon. Ah… quel plaisir !

Bref, ensuite s’enchaînera moult morceaux plus rapides les uns que les autres où Thrash, Death ou même Black se côtoieront dans des riffs de plus en plus sombres et violents. Bon, cela nous fait vraiment penser que la douceur est complètement absente du vocabulaire du groupe.

Mais Minute Papillon ! Overcharger nous a encore réservé une autre surprise : The Other Me Is Dead. Tel un OVNI échappé de la zone 51, cette ballade transpirant le Blues sur une voix à la fois rauque et suave nous transportera encore plus profondément dans le bayou. Un morceau inattendu mais qui ressort tellement de ce disque qu’il en devient presque incontournable. Surtout qu’il est suivi par Burning Woods, un morceau survolté commençant par une jolie exécution et un riff à nous déboîter la pauvre nuque qu’il nous restait. Car les habitudes ont la vie dure et le groupe ne manquera pas de retomber sur des morceaux encore plus bourrins que précédemment.

Mention honorable à la dernière piste de l’album By My Side qui nous laisse finir notre Road Trip en beauté. Un morceau fichtrement bien travaillé où moments paisibles et envoutants se mêlent aux passages destructeurs. Un petit bijou qui nous laisse donc une bonne impression de notre aventure.


Que pouvons-nous conclure sur cet album ? Eh bien que le Nord de la France n’a pas le monopole des bons groupes de Stoner car Overcharger en est la preuve ! Un groupe pourri jusqu’à la moelle de multiples influences : de Pantera à Lynyrd Skynyrd, de Metallica à Elvis Presley, de Black Label Society à Hank Williams. Le groupe a voulu nous faire voyager et rendre hommage à ses multiples goûts et le pari est réussi. Les samples sont bien dosés et ne font pas tâche; leurs interventions sont sagement prévues. Et le chant clair…. comment dire…. il est tellement vivifiant, une vraie bouffée d’air frais !

Overcharger nous livre un album mature et propre. Une vraie escapade. Seul bémol peut-être est le growl de Seb qui parfois manque d’un petit quelque chose (mais bon dur de trouver quand on ne consomme pas ce genre de chant). Si vous aimez les sons gras et lourds Overcharger comblera vos attentes à coup sûr !


17/20


Par Gauvain - 25/04/2018
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