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Metalwings - Fallen Angel in The Hell - Chroniques

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Salut aux amateurs de Power Symphonique. Aujourd’hui, la sortie du premier album de Metalwings arrive à grands pas (fin mars 2018). Je vous propose donc de découvrir ce groupe Bulgare grâce à la chronique de leur EP autoproduit Fallen Angel in The Hell sorti en 2016. Un disque qui commence à dater, certes, mais il vous servira d’avant-goût pour ce qu’il se prépare dans votre dos mystérieusement.

Le quintet nous propose donc un Metal assez édulcoré par rapport à son genre car on était en droit d’envisager un groupe plus “puissant” et “énervé” quand on entend « Power ». En effet, je m’attendais plus à du Nightwish, du vieux Sonata Arctica, du Temperance ou d’autres groupes du genre. Mais il n’en est rien. Metalwings propose un Metal Symphonique frôlant plutôt le Rock et le Folk grâce, notamment, au violon électrique joué par la chanteuse Stela Atanasova ou une flûte irlandaise du guitariste Krastyo Jordanov. Et ce n’est pas tout, le côté très éclatant des morceaux s’explique aisément par la présence très remarquée des claviers au fil de chacun des morceaux. Mais je vous rassure : ils ressortent mais ne débordent pas ! Donc les allergiques aux “keyboards” peuvent venir sans crainte d’être traumatisés.

Ne vous attendez d’ailleurs surtout pas à du Stream of Passion ni à du Within Temptation ! On est clairement entre les deux, mais bon ça ne fait jamais de mal d’avoir un peu de douceur dans ce monde de brutes n’est-ce pas ? Arrêtons ici les comparaisons pour nous pencher un peu plus sur l’univers du groupe et sa touche personnelle.

Comme je le disais précédemment, on est devant un album lumineux. On n’est certes pas encore sur celui permettant de nous endormir paisiblement, mais la tranquillité de certains des morceaux pourraient nous le faire penser. En fait, on est plus face à une énorme peluche : un objet pas forcément très original, vous en conviendrez, mais indispensable pour nous réconforter et passer un bon moment quand il le faut.

Et c’est exactement ce sentiment qui ressort de l’écoute de cet EP ! Une sensation réconfortante d’être dans un univers qui nous est familier, un peu comme si Metalwings avait toujours été là. Malheureusement, on peut trouver que cette impression reste un peu trop longtemps. On aurait apprécié plus de prises au dépourvu, parce que qu’il manque à ce disque une petite étincelle pour rayonner d’avantage. Mais après quand on y réfléchit, cet EP est très bien comme il est : resplendissant et envoûtant. Et je me dis qu’il faut parfois arrêter de chercher la petite bête. Des fois, cela fait juste du bien de s’écouter un groupe qui nous semble peu original. Tant qu’il est bon et que l’on prend du plaisir à l’écoute, je ne vois pas le problème !

En parlant de plaisir, je ne vous ai pas parlé de la voix de Stela Atanasova qui est tout simplement perturbante tellement elle est impressionnante. On dirait un murmure dans le vent, un chant très aérien et doux. En tout cas, c’est toujours aussi plaisant à travers chaque écoute de réentendre sa voix. Nous voilà la tête dans les nuages ! Ce fut d’ailleurs la raison de chacune de mes nouvelles écoutes. Un point d’ancrage s’était créé dans mon esprit tel une mini addiction, je partais réécouter l’EP.

On est donc face à un premier EP vraiment bien produit (le seul bémol serait peut-être la disto de la guitare que je ne trouve pas top; je la verrais bien en plus lisse, plus propre), des mélodies très radieuses, un chant prenant pour un Metal Symphonique simple mais efficace. D’ailleurs je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas m’empêcher de voir certaines parties de leurs chansons dans des Disney (à cause de l’ambiance particulière qui se dégage sans doute et non parce que les morceaux seraient kitsch, loin de là !!!).

16/20.

Par Gauvain - 21/02/2018
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